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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 17:22

Agglutinés tels des monstrueuses abeilles métalliques sur une ruche, des milliers de cadenas de toute forme et couleur défigurent le Pont des Arts.

L’infâme coutume fait fureur auprès des freluquets et midinettes de tout âge et pays, convaincus qu’un acte de modeste vandalisme puisse les préserver de l’usure des sentiments.

La pauvre passerelle, victime des furies amoureuses, ploie sous un tel poids et ses parapets sont cassés en plusieurs points.

Que cela soit clair, nous n’avons rien contre le romantisme, mais quand celui-ci revêt les piteux habits de la mièvrerie (quelqu’un dirait même « cucul la praline… ») susceptible de dégrader un monument historique,  il est urgent d’extirper la pernicieuse habitude.

Que fait donc la Mairie de Paris ?

pont-des-arts.jpg

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 19:28

Ebauche d’un manifeste institutionnel

 

Tout d’abord, sans crainte ni complexe aucuns, nous affirmons notre préférence pour la monarchie constitutionnelle comme forme institutionnelle de l’état. Une fois clarifié cet aspect essentiel, nous allons démontrer comme une telle option institutionnelle ne soit pas fondée sur une idéalisation de la couronne mais sur un raisonnement historique et politique.

 couronne-louis-XV-Antoine-Louvre.jpg

1 – Dans la conscience actuelle, notamment en France, le terme de « monarchie » est assez méconnu et assimilé automatiquement et de façon erronée à « pouvoir arbitraire ».Certes, l’Ancien Régime ne fut pas un régime parlementaire à l’anglaise et l’Empire (à part la brève parenthèse d’Empire « libéral » qui précéda le désastre de 1870) assez autoritaire ; la seule parenthèse de véritable monarchie constitutionnelle connue en France fut le règne de Louis Philippe (1830 – 1848), qui d’ailleurs régna comme « Roi des Français » et non « Roi de France » et fut surnommé le « Roi bourgeois ». Toutefois, il serait réducteur et fondamentalement faux de considérer les rois de France agissant comme des satrapes orientaux tout-puissants. La monarchie féodale se fondait sur l’allégeance et le soutien de l’aristocratie au souverain, le pouvoir était ainsi  issu de la synthèse et de la médiation. Ensuite, la féodalité  évoluera de façon différente : en Angleterre le parlementarisme prendra naissance d’abord grâce à la Magna Carta, puis par les reformes du 17ème siècle. En France, en revanche,  l’état comme va se configurer  dans la forme de l’Absolutisme. Mais l’Absolutisme doit être compris dans sa contingence historique : le déclin des Valois et l’arrivée au pouvoir des Bourbons sont marqués par les guerres de religion et surtout les tentatives de rébellion de l’aristocratie contre le pouvoir royal (il suffira de penser à la Ligue Catholique des Guise et à la Fronde). Ainsi, suite à la défaite des aristocrates félons, grâce à l’œuvre de Mazarin, Louis XIV jette les bases d’un état moderne, un état centralisé, souverain et supérieur aux pouvoirs particuliers. Tel est le sens de la phrase : « l’Etat c’est moi », affirmation de la centralité de l’état et de son apparat, personnifié par le roi. Evidemment, cette affirmation sortie de son contexte historique (art dans lequel excellent les propagandistes de toute foi) engendre la confusion et permet le dénigrement de la monarchie : dans l’esprit des français la figure du roi demeure une sorte de tyran moyenâgeux muni de couronne et tout-puissant, plus proche de la reine des cartes d’Alice au pays des merveilles que d’un monarque moderne. Retenons donc comme coupables de ces raccourcis simplistes l’ignorance historique diffuse et le provincialisme hexagonal (deux des grands maux qui nous affligent), entretenus sans doute par l’héritage encore persistant de l’endoctrinement massif républicain des instituteurs de Jules Ferry.


2) Corollaire de la proposition précédente : lorsque nous affirmons notre opinion monarchiste, l’interlocuteur étonné (et sottement goguenard) nous demande alors si nous souhaitons vivre comme esclave d’un maitre. Nous répondons invariablement en demandant si les citoyens britanniques (ou belges, suédois, espagnols, néerlandais, danois, norvégiens ou luxembourgeois) ont l’air de vivre en misérable servitude… Inévitable sursaut de l’interlocuteur républicain : « Ce sont des pays modernes, pas des vraies monarchies ! ». Voici confirmée la première proposition : en France monarchie est hélas synonyme de tyrannie.

3) La monarchie et la présence d’un souverain incarnent et garantissent la stabilité d’un pays. En Espagne, Juan-Carlos sut défendre efficacement la constitution démocratique et faire avorter le coup d’état militaire néofranquiste du colonel Tejero en 1981. Au Royaume-Uni la dynastie Windsor incarne admirablement l’unité et la cohésion du pays (http://unregardunpeuconservateur.over-blog.com/article-happy-and-glorious-106393617.html).
Dans les pays privés de monarchie, cette absence se fait remarquer. Prenons l’exemple de l’Italie : depuis quelques semaines le résultat des élections législatives a consigné le pays à une période d’instabilité politique, faute d’avoir permis la formation d’une majorité stable au parlement. Naturellement, tous les regards (et les espoirs) se tournent vers le garant suprême de la nation, le président de la république, l’excellent Giorgio Napolitano. Toutefois, le mandat de celui-ci expire le 15 mai et son successeur devra être élu par le parlement (ce même parlement qui a des allures de « chambre introuvable »). Certains commentateurs et hommes politiques pour qui la monarchie n’est qu’une poussiéreuse relique muséale ont avancé la suggestion de réélire Monsieur Napolitano ou de prolonger son mandat de deux ans… Ainsi, si le chef de l’Etat était une figure stable, au dessus de la lutte politique, non soumise à un vote, la situation ne serait-elle pas améliorée ? Le pays ne bénéficierait pas d’un point de référence fixe ?

 

Enfin, tournons notre regard vers une monarchie que tout le monde connait, bien que presque tout le monde ignore qu’il en soit une : le Vatican. La très grande médiatisation du conclave et l’enthousiasme pour l’élection de François ne traduisent-ils pas ce désir de voir des « étoiles fixes » briller dans le ciel institutionnel ?


Ce serait une erreur de considérer la monarchie comme une institution vouée à la disparition et à l’oubli, l’histoire millénaire de l’Europe nous a habitué à bien d’autres soubresauts.

 

Crédit images : Google

 

Cet article trouve son inspiration dans un article (La France, à jamais bonapartiste ?) paru sur "Le Paradigme de l'Elégance", blog ami que nous recommandons (http://leparadigmedelelegance.wordpress.com/)

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 22:08

Art de vivre et petites manies

Dans un « temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre »  le monde fut saisi de la frénésie internet et il fut tout un fleurir de .com et .net. La conception de l’économie « click and net » sembla un instant devoir pousser pour toujours aux oubliettes la vielle économie (vieille donc évidemment ringarde…) du « brick and mortar ». Mais il suffit de quelques mois de crise meurtrière de la « net economy » pour que l’on nous propose  une énième métamorphose, le « click and mortar », soit le mariage (en vérité plutôt réussi) du modèle de distribution / communication via internet mais appuyé sur des solides bases réelles et tangibles. Le lecteur (que nous espérons nombreux et fidèles) de notre blog doivent sans doute éprouver une certaine stupeur face à cette avalanche de jargon technique, bien loin des nos préoccupations et de notre style.  Qu’ils se rassurent ! Cela n’est que le préambule pour introduire notre deuxième rendez-vous de l’art de vivre comme un conservateur !

 

 

chaussettes-rouges-l-po3b0t.pngPar ces temps de conclave, nous avons le plaisir d’acheter des véritables chaussettes Gammarelli, qu’elles soient rouge (pour  un cardinal) ou violette (pour un évêque) dans la toute nouvelle boutique de Mes Chaussettes Rouges (www.meschaussettesrouges.com), sise sur la Rive Gauche. Voici donc une belle réalisation à l’enseigne du barbare néologisme cité ci-dessus (« click and mortar »). En passant la porte de la boutique, nous sommes accueillis comme des vieux amis par des gentlemen exquis (auxquels s’ajoutait, lors de notre visite, une demoiselle), dans un assez vaste espace coloré mais harmonieux, où la conversation pétille et l’esprit brille. Non seulement on achète à un prix convenable des forts belles chaussettes (et tout homme de bon goût sait que des chaussettes impeccables et HAUTES sont la base de l’élégance), mais on passe un moment rare. Et si vous avez la chance d’aller à Rome, ne manquez pas de visiter la maison Annibale Gammarelli, tailleur pour ecclésiastiques depuis 1798. Peut être que cela n’équivaut pas à une indulgence plénière, mais sans doute contribue à l’élévation de l’âme…

Mes chaussettes rouges,

9, rue César Franck,

75015 Paris

 

Ditta Annibale Gammarelli

Via Santa Chiara 34

00186 Roma

 

Crédit image : Mes Chaussettes Rouges.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 22:50

Facéties physiognomoniques

ALMODOVAR.jpg          beppe_grillo.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A gauche : Pedro Almodovar, cinéaste espagnol

A droite : Beppe Grillo, humoriste italien (et agitateur politique)

Crédit images : Google

 

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 16:20

Odette-et-Charlus.jpgSe promener dans Paris nous réserve parfois des belles surprises, surtout quand elles se parent d’intelligence et d’un zeste de culture raffinée.

Cette nouvelle brasserie de la rue de Vaugirard en est une. D’abord son enseigne, qui nous a poussé à y entrer : « Odette & Charlus Café », comment résister à ce sous-entendu proustien qui attire les connaisseurs ?   Ensuite, on découvre un agréable café chaleureux porté sur l’art et la culture (www.odetteetcharlus.com). Enfin, cas assez rare, enfin un commerce de proximité parisien qui n’est pas devenu une succursale d’une marque planétaire (et dont le fond de commerce a même été racheté à des… chinois !).

Odette & Charlus Café

232 rue de Vaugirard

75015 Paris

 

 

 

Bon week end !

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 23:17

Panorama historiques des mœurs constitutionnelles italiennes

 

L’histoire constitutionnelle italienne commence, et que cela ne déplaise aux tenants d’une utopique tradition républicaine, avec le Statuto Albertino, c'est-à-dire la première constitution octroyée par le roi Carlo Alberto de Piémont – Sardaigne en 1848. Le parlement qui en dérive est, fait habituel à l’époque, caractérisé par une présence massive de l’aristocratie e de la bourgeoisie. Cette première assemblée est destinée à avoir une vie assez chahutée car, un an après sa formation, à la suite de la défaite de Novara et à l’armistice de Vignale (1849), il se déchire violemment entre sa partie plus modérée et conservatrice et la composante plus extrême et radicale, opposée aux termes du traité de paix avec l’Autriche, et on assiste à la confrontation marquée entre les deux ailes du parlement. Mais ce qui nous intéresse plus particulièrement, dans le cadre de notre analyse, ce sont les événements qui rythment la vie parlementaire au cours de la décennie 1849 – 1859 (la célèbre « décennie de préparation » qui conduira aux éclatantes victoires de Solferino e Magenta et à la proclamation du Royaume d’Italie en 1861) : en 1852, l’étoile montante de la politique turinoise, le comte de Cavour, issu des rangs de la droite, n’hésite pas à renverser  les alliances en place et, doublant le premier ministre en charge, Massimo d’Azeglio, noue une alliance avec la gauche de Urbano Rattazzi, afin de bénéficier d’une vaste majorité, ce qui a comme effet de le propulser à la présidence du conseil des ministres. Bien évidemment, cet acte de désinvolture politique n’est pas du goût de tout le monde et l’alliance contre nature fut baptisée «infame connubio » (« mariage d’infamie »), toutefois la manœuvre permit à Cavour de réaliser ses objectifs d’expansion septentrionale du royaume des Savoie (il est toujours opportun de rappeler que le comte de Cavour n’envisageait absolument pas, dans un premier temps, l’unification de toute l’Italie). Donc, nous assistons là à la première manifestation  des « coalizioni », des « combinazioni » qui vont caractériser l’histoire du parlementarisme italien. Dans les années suivants la politique du jeune royaume d’Italie connut d’autres grands moments de créativité institutionnelle avec Agostino Depretis, maître des alliances temporaires tantôt à gauche tantôt à droite selon les convenances du moment qui valurent à sa stratégie le nom de « trasformismo » (transformisme, ce qui n’implique pas que le ministre en question soit un maître dans l’art de Arturo Brachetti).

Au XX° siècle, si on oublie le phénomène des gouvernements d’ « union sacrée » pendant la Première Guerre Mondiale, ce qui se produisit dans les pays des deux camps opposés, on assiste à l’éclipse du parlementarisme classique devant la stabilité institutionnelle « forcée » du Ventennio mussolinien, et, après la chute du Duce, à un retour des alliances plus ou moins solides et probables dans la « nouvelle Italie démocratique ». En 1945, à peine sortie de la guerre, l’Italie se voit gouvernée par l’alliance de tous les partis « antifascistes », avec un gouvernement présidé par le démocrate-chrétien AlcideDe Gasperi et la participation active des socialistes de Pietro Nenni et surtout des communistes de stricte obéissance stalinienne de Palmiro Togliatti. Mais cette expérience est destinée à être de courte durée, nous sommes en pleine Guerre Froide et les élections de 1948 consacrent la victoire du parti catholique, la Democrazia Cristiana, et la marginalisation du bloc de gauche (le « Fronte Popolare ») : communistes et socialistes (pour plus d’informations sur cette période de l’histoire nous recommandons la visions des films sur Peppone et Don Camillo).don-camillo-e-peppone1.jpg Ainsi commence l’ère des gouvernements dits « monocolore democristiano », qui vont se poursuivre jusqu’à 1963 avec le premier gouvernement de « centro-sinistra » (centre-gauche ») qui voit l’entrée du Parti Socialiste au gouvernement (entre temps le parti socialiste a effectué sa mue et renoncé aux oripeaux du marxisme). Cette alliance inédite fut la volonté du démocrate-chrétien Aldo Moro qui, une décennie plus tard, commença a réfléchir au « compromesso storico » (le compromis historique), qui aurait du se concrétiser rien de moins qu’avec la participation du Parti Communiste au gouvernement. Mais là nous pénétrons dans l’une des plus grandes mystères et l’un des secrets les plus sombres et mieux gardés d’Italie, c'est-à-dire l’assassinat de Aldo Moro, ce qui mit un terme à l’initiative. Ce furent alors les grandes années du « pentapartito » (le parti à cinq), où le gouvernement s’appuyait sur la coalition de catholiques (Democrazia Cristiana), socialistes (Partito Socialista Italiano), sociaux-démocrates (Partito Socialista Democratico Italiano), républicains (Partito Repubblicano Italiano) et libéraux (Partito Liberale Italiano). La joyeuse compagnie gouverna entre litiges de façade et partage des pouvoirs, jusqu’aux premières années de la décennie 1990, avant de sombrer dans les scandales de corruption systématique mis à jour par l’enquête « Mani pulite ». Renouveau en perspective de la vie politique italienne ? Oui e non. La grande innovation des années 90 et de l’arrivée de sujets tels que Silvio Berlusconi e de la Ligue du Nord, accompagnée par la métamorphose du vieux Parti Communiste en parti de gauche plus européen et surtout ouvert aux logiques du marché, sembla ouvrir la porte à un bipolarisme tel qu’il est connu dans la plupart des pays occidentaux : Tories et Labour en Grande Bretagne, Républicains et Démocrates aux Etats Unis, SPD et CDU en Allemagne, RPR- UDF (à l’époque…) et PS en France. Mais cela signifiait vouloir considérer la spécificité politique italienne avec des critères politiques trop génériques : il s’agissait d’un faux bipolarisme, car les deux blocs rivaux (droite et gauche) n’étaient que des coalitions assez désunies : le premier gouvernement de centre-droite de Silvio Berlusconi fut sabordé par la  Lega Nord, son allié auparavant), le gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi subit le même destin par le fait des sa composante d’extrême gauche. Voilà donc se profiler une figure décriée par tous les représentants politiques italiens mais qui est, hélas, la base de la vie publique du pays : l’inciucio. Nous sommes au regret d’avouer notre impossibilité de fournir une traduction française de ce vocable : il puise ses origines dans les dialectes du Centre-Sud de l’Italie, sa sonorité nous fait inexorablement penser à un âne (dans le sud de l’Italie, ledit animal est appelé « ciucio »), le mot évoque une sorte de promiscuité de mauvais genre, à la fois charnelle et opportuniste, bref, on pourrait évoquer un mélange entre commixtion, copinage, arnaque et complot… Bref, l’inciucio se manifeste dans l’alliance post-électorale entre partis qui, avant le vote, déclaraient leur pureté et clamaient « jamais avec ses gens-là » et, par nécessité induite par les résultats des urnes et en hommage à la realpolitik, finissent par s’allier sur des programmes de complaisance, mais toujours prêts à se rétracter et aller vers des elezioni anticipate. A leur décharge, disons que cela n’est pas du (uniquement …) à leur perversité et à leur vice, mais aux arcanes d’une loi électorale tout bonnement incompréhensible et que tout le monde critique sans vouloir la reformer (ladite loi électorale est tellement insatisfaisante que elle est surnommée « porcellum », c'est-à-dire le… cochon en pseudo-latin !).

En 1848, le prince de Metternich, l’un de plus grands diplomates européens, aimait répéter : « L’Italie n’est qu’une définition géographique ». En 2013, si l’Italie est une nation, son système politique demeure une vue de l’esprit.

 

Crédit images : Google

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 19:25

Petit rappel au formalisme indispensable

 

Depuis ce matin à 11h46 la nouvelle de la renonciation de Joseph Ratzinger au pontificat a fait taire tous commentaires concernant la viande chevaline, le mariage pour tous et d’autres navrants sujets. Faut-il voir dans cela le premier miracle de Benoit XVI ? Santo subito !  *

Dans le concert de louages, critiques, interrogation et élucubrations de vaticanologues confirmés ou débutants, un mot revient obsédant : démission. Ainsi, le Pape, Pontife de l’Eglise Catholique et Souverain de l’Etat de la Cité du Vatican, vient d’être comparé, sans malice et par ignorance, à n’importe quel président, ministre ou p-dg. Enième prévue de la banalisation triomphante : un souverain (et le Pape en est un, la forme juridique de la Cité du Vatican est « monarchie absolue élective »), abdique, ne démissionne pas. vatican.jpg

Alors que le sage Joseph Ratzinger s’apprête à retourner à ses études théologiques favorites, nous ne pouvons nous empêcher de considérer que l’annonce de son abdication intervient le 11 février, jour anniversaire des Accords du Latran (i Patti Lateranensi), soit la réconciliation officielle entre la papauté et le royaume d’Italie, en 1929.

Et, maintenant, un passionnant conclave nous attend !

 

*Saint tout de suite !

 

 

Crédit images : Google

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 22:49

La perle du jour

 

Entendu au Hameau de la Reine, Château de Versailles, cet après-midi :

« Ces sont des micro-maisons, quoi .. ? »

hameau.jpg

Bon week end !

 

Crédit images : Google

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 18:47

Art de vivre et petites manies

 

cireurBienfaiteur des paresseux et des peu doués en travaux manuels, nous saluons ici le Maître Cireur qui officie au sous-sol du Bon Marché. Ce monsieur compétent et charmant, attentionné et prodigue de bons conseil tel un médecin, nous propose ses services du mercredi au samedi et, pour des prix plus proche de la gratuité que du « pas cher » (comptez 5 euros pour des chaussures en cuir et 7 euros pour du veau-velours…) redonne vie et éclats à nos souliers prouvés par la pluie parisienne. Et une carte de fidélité vous permettra de bénéficier d’un service offert au bout de la dixième visite ! Un site internet (www.lescireurs.fr) est même disponible.

Avec le signalement de celui qui va devenir l’un de nos rendez-vous habituels, nous inaugurons une nouvelle rubrique de notre blog, dédiée aux adresses et petits plaisirs qui égayent notre vie de conservateur.

 

Crédit images : Google

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 11:28

armee-afrique

Au delà de tout jugement d'opportunité et conscients une fois de plus de notre position ultra-minoritaire (dont nous sommes fiers), nous saluons l'information du jour : "L'armée française libère Tombouctou", qui nous transporte idéalement à une époque de gloire et de courage que des voix opportunistes et anti-historiques voudraient voir effacée et submergée de honte et culpabilité. 

 

Vive la France et vive son armée,  en tout temps et sous chaque latitude !

 

Source : Google Images

 

 

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