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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 14:36

Des souris mais pas des hommes

 

L’imagerie populaire nous présente les rats, animaux qui ne jouissent pas d’une réputation d’élégance et de noblesse, en train de fuir précipitamment le navire qui sombre. Nous avons même eu l’occasion de regarder une scène de ce genre lors de la rediffusion de « Titanic » de James Cameron.

 

Des imitateurs de ces aimables rongeurs se produisent en ce moment sur la scène politique : il est en cours une éhontée transhumance d’anciens bénéficiaires de l’actuelle majorité présidentielle vers le candidat auquel les sondages attribuent la victoire (http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/04/18/les-soutiens-de-derniere-heure-se-multiplient-pour-le-favori-des-sondages_1687021_1471069.html)rat.jpg.

 

Nulle intention partisane de notre part ; simplement un constat de rare élégance…

 

Que leur pelage soit bleu ou rose, leur nature de souriceaux demeure immuable.  

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 20:29

Nous recherchons, nous chérissons la légèreté.  Si parfois cette « auretta assai gentile » (petit air fort gentil, comme nous l’enseigne Gioacchino Rossini) se fait rare dans la vie quotidienne, nous n’y renonçons pas dans les loisirs. Ainsi, nous accueillons avec plaisir le troisième volet des aventures d’une charmante conservatrice (et oui…) du patrimoine, prénommée Pénélope, que nous suivons depuis les temps où elle était en charge de la tapisserie de Bayeux. Ce petit roman vénitien nous fait penser, par l’agilité de l’esprit et l’érudition plaisante, à certains œuvres du regretté duo Fruttero & Lucentini (dont « L’amant sans domicile fixe » et « Place de Sienne, coté ombre »), et offre au lecteur une fort agréable récréation en dehors des lourdeurs et des banalités d’une fin de campagne électorale

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Adrien Goetz, Intrigue à Venise, Grasset

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 20:28

Cette petite précision s’impose. Comme tout chroniquer, nous succombons à la tentation de suivre le nombre de lecteurs qui nous visitent, de connaitre leur provenance, les mots-clés utilisés pour nous atteindre. Or, nous avons constaté que l’un des mots les plus utilisés dans les moteurs de recherche est : « ein volk, ein reich, en führer »… Nous avons utilisé cette devise du nazisme dans un article du 18 mai 2011 dans lequel nous parlions du ridicule dont se sont couvert MM. Galliano et Von Trier, en déclarant leur admiration pour Hitler. Le titre exact est « Ein volk, ein reich, ein fürher… et des tas d’imbéciles ».

Nous espérons que notre blog n’est pas la destination favorite des tristes nostalgiques d’un régime criminel et, d’autre part, voulons rassurer les éventuels services de police chargé de surveiller les groupuscules extrémistes actifs sur Internet  que nous sommes résolument conservateurs et libéraux.

Et surtout, nous remercions tous nos lecteurs, qu’il soient fidèles ou qu’il s’agisse d’une première fois.

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 21:24

dame-en-noir.jpgPar temps d’instabilité et de pertes de repères, rien ne vaut mieux que la recherche des valeurs sûres et traditionnelles. Pour ces raisons, nous sommes reconnaissant vers la Hammer, mythique maison de production anglaise qui lança dans les années 50 et 60 des films d’horreur si british et fascinants tels que « Le cauchemar de Dracula » ou « La malédiction des pharaons », source de terreur et délice pendant notre enfance, et qui revient avec cette « Dame en noir ». A la différence des films continentaux qui essayent de singer la ghost story à l’anglaise, ici tous les ingrédients sont justement dosés et à la bonne place, en  nous proposant des un agréable exercice de style, bien servi par le jeux des acteurs : une histoire qui trouverez dignement sa place dans le justement célèbre « Livre des fantômes anglais » de Lord Halifax. Et, last but not least, fait désormais rare en fait de cinéma, nous sortons de la salle satisfait d’avoir vu ce qu’on souhaitait voir en y entrant.

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 21:30

Billet d’humeur

Nous aimons parfois oublier la marche du monde et nous complaire dans l’évocation de comment nous aimerions qu’il soit, tout au moins selon nos propres goûts. C’est pour cette raison que nous apprécions le bon ton et le savoir vivre qui parsèment la série « Inspecteur Barnaby », bien que le crime et le sang en soient la matière première.

La vieille Angleterre faite de the et de sympathie revit dans ces aimables fictions, où des prés verts et bien tenus, des manoirs Tudors et des charmantes bourgades voient les évolutions de personnages fort bien élevés couverts de Harrys Tweed. Pour ces mêmes raisons les sinistres tenants de la mondialisation culturelle hurlent au scandale en se couvrant une fois de plus de ridicule (voir ci-joint un article à ce sujet http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/03/26/2446991_scandale-la-serie-inspecteur-barnaby-raciste.html).

Nous défendons ici l’indépendance de nos goûts et de nos choix, et notre plaisir de voir une représentation du monde et de notre civilisation tel que nous l’aimons. Loin de nous les polémiques électorales sur les civilisations, mais aussi loin de nous le politiquement correct, qui confère à toute opinion la vigueur d’un chapon apprivoisé.

Nous regardons donc ce cher Barnaby aux prises avec des villageois un brin loufoques et souvent un  peu porté sur l’occultisme (plusieurs épisodes mettent en scène des groupes d’hurluberlus épris de traditions celtes…), en regrettant seulement le changement de celui qui interprète le protagoniste… bien que les conservateurs que nous sommes devraient en réalité s’en réjouir : le « nouveau » Barnaby (Neil Dudgeon) ressemble un peu à David Cameron (avec quelques kilos de plus), tandis que le Barnaby « historique » (John Nettles) rappelle dans ses traits l’ancien Premier Ministre travailliste Gordon Brown.

 barbaby.jpg

Source : Google Images

A gauche : le Barnaby "historique" (John Nettles)

A droite : le "nouveau" Barnaby (Neil Dudgeon)

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 19:43

Ce blog traite, entre autres arguments, de politique. L’inspiration de le créer nous vint de nos réflexions à la suite d’un évènement politique, les élections américaines  de Mid Term.

Vivant en France, l’élection présidentielle représente l’évènement marquant de notre vie politique. Ne pas traiter ne serait-ce qu’une seule fois ce thème serait inconcevable pour un blog d’opinion. Nous ne deviendrons pas en revanche des chroniqueurs de la campagne présidentielle, bien qu’en nous réservant la liberté d’en parler si notre inspiration venait à s’en trouver sollicitée.

N’ayant pas peur de nos opinions, il nous semble impossible de ne pas rendre publique notre position et notre préférence.

Sans hésitation, nous soutenons Nicolas Sarkozy.

Bonne chance Monsieur le Président !

la-france-forte.jpg

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 21:27

Un certain raccourci mental, privilégié par tous ceux qui considèrent qu’être conservateur signifie être ennuyeux, voudrait que nous soyons pour la plupart du temps plongés dans des pensées austères et dépassées. Quelle erreur, alors que notre devise est de rechercher et apprécier les bonnes choses en politique comme en littérature et en style, indépendamment de leur plus ou moins légitime labélisation.

Récemment, un confrère blogueur (http://leparadigmedelelegance.wordpress.com) a sonné une juste charge contre l’emploi à tort et à  travers du mot « luxe », lequel galvaudé à l’extrême recouvre maintenant l’univers de la pacotille bling-bling de mauvaise qualité à prix élevé.  Nous nous plus n’apprécions le luxe factice des soi-disant grandes marques : si nous portons avec plaisir un trench Burberry, chaque fois que nous l’endossons nous pensons, ne serait-ce qu’un court instant, aux Tommies dans les tranchées de la Somme. Nous ne portons pas un bout de chiffon cher parce que c’est « in » ou « exclusif » ou « à la mode » ; nous rendons hommage à l’histoire de la Vieille Angleterre.

Pareillement, notre choix en littérature se porte à la fois sur les classiques et sur les contemporains. Et aussi sur la « culture populaire », et dans sa forme par excellence : la bande dessinée. Ainsi, depuis l’avoir fortuitement découvert dans les rayons avant Noël, nous jouissons de moments de pur bonheur avec « L’intégrale de Carl Barks », en cours de publication chez Glénat (24 volumes au total, dont le sixième est prévu pour fin février). Carl Barks (1901 - 2000), pour information, est le génial créateur de personnages tels que Picsou (pas de Donald Duck, préexistant à la venue de Barks, mais par lui porté aux sommets), auteur de la plupart des histoires désormais classiques, écrites et surtout dessinée dans les années Cinquante et Soixante. Ces magnifiques aventures sont autant d’œuvres d’art, il suffit de s’arrêter un instant sur l’expression des visages des canards, sur la drôlerie de certaines reparties dignes d’Audiard, sur la savante connaissance de l’histoire et des mythes réutilisées pour concevoir des moments de béatitude littéraire. On éprouve le même bonheur en lisant Carl Barks que celui qui nous saisit en tombant sur une des meilleurs pages de Maupassant. Bien évidemment, pour le sot et l’ignare nous sommes retombés en enfance, mais quel cas faisons-nous de la pauvreté de leur opinion ?

carl-barks.jpg

La dynastie Donald Duck – Intégrale Carl Barks, 24 volumes (dont cinq disponibles actuellement)

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 21:12

Ou comment ne pas céder à la panique et gouter au plaisir de l’attente.

La crise ! La crise et son cortège de mots obscurs jusqu’à la veille (hier les subprimes, aujourd’hui le rating et le spread) qui résonnent comme des anathèmes en ce début d’année. La crise et ses cassandres qui se complaisent à affoler l’homme de la rue en prospectant des scénarios apocalyptiques qui vont de la dissolution de la zone Euro à la fin de la civilisation occidentale (rien de moins !). La crise qui éclaire une fois de plus le grand mal qui nous afflige. Ce n’est pas le libéralisme, ni le capitalisme sauvage ni la supposée inadéquation des états et des gouvernements. Non, la crise met en lumière autre chose : le manque criant et l’absence chronique de toute connaissance historique.

Il n’est pas de notre intention de vouloir nier ou minimiser les graves problèmes générés par les déséquilibres budgétaires des états européens et les failles et faiblesses du Traité de Maastricht, bien au contraire. Ce qui nous anime en rédigeant ces lignes est simplement la volonté de remettre en perspective les événements récents dans le cadre bien plus vaste de l’histoire européenne, afin de leur redonner leurs juste poids et, surtout, montrer comme il ne s’agisse, en effet, d’une étape.

L’Histoire est une construction humaine, elle suit donc le rythme biologique de la succession des générations. Ignorer l’Histoire, être dépourvus du sens de l’Histoire expose les observateurs au risque de formuler des interprétations erronées et à réagir de façon ignare aux événements, tels les « bon sauvages » de l’imagerie populaire saisis d’effroi face à une orage ou une éclipse de soleil.

Dans la vie quotidienne, l’expérience des choses nous permet d’éviter les erreurs et de relativiser, dans la mesure du possible, la portée des événements. Si nous attrapons une rhume au début de l’hiver, nous savons qu’un peu de repos et un cocktail d’aspirines nous remettrons sur pied et nous ne songeons pas un seul instant à la possibilité d’en mourir. Si au crépuscule nous voyons le soleil disparaitre et le ciel s’assombrir, nous n’avons aucune crainte de la nuit, car nous savons que le lendemain, dès l’aube, la clarté du jour reviendra. Il s’agit là des phénomènes simples et  compréhensibles, mais qui, sans l’expérience et la connaissance, demeureraient terribles et inexplicables. Or voici le point : du fait que la plupart de nos semblables ignore tout de ce qui s’est passé à partir de trente ans avant leur naissance (dans leur esprit confus, du Moyen Age est surgi Napoléon et, après deux guerres mondiales éclatées on ne sait pas comment on arrive à l’ère bénite d’internet..) les événements actuels sont hermétiques et alarmants, dépourvus d’explication rationnelle et porteurs de sombres présages de catastrophes à venir. Pourtant, une élémentaire connaissance de la chronologie des derniers siècles nous offre la plus limpide des explications.

Dans un souci de simplicité et pour ne pas effrayer le plus grand nombre, nous allons limiter notre enquête historique aux deux derniers siècles. Examinons donc la deuxième décennie du 19ème et 20ème siècle :

1810 – 1820. L’Europe connait le paroxysme des guerres napoléoniennes : guerre péninsulaire en Espagne, guerre anglo-américaine de 1812, campagne de Russie, Lipsie, les adieux de Fontainebleau, Waterloo…

1910 – 1920. La Belle Epoque (période bénite, âge d’or de l’humanité !) sombre : guerres balkaniques, course aux armements, attentat de Sarajevo, conflagration européenne, révolution russe… Le tout se soldera par la disparition du Vieux Monde et de l’Europe dans toute sa splendeur.

Quel enseignement tirer de ces deux périodes ? Que les siècles, tout comme les êtres humains, vivent leur crise d’adolescence, dans une explosion brutale qui remet en question les anciens équilibres pour, par la suite, se transformer en un autre équilibre, et retrouver par la suite la prospérité, pour une période plus au moins longue. Regardons maintenant les années récentes :

2010 – 2012. Les pays occidentaux se débattent dans la crise économique, la légitimité du système libéral et mise en doute par des mouvements protestataires plus velléitaires que réfléchis (les soi-disant « indignés »), les hommes (et femmes, vive l’égalité !) politiques les plus populistes, à la recherche de suffrages, lancent des anathèmes contre la finance (qui a remplacé le diable moyenâgeux dans les esprits simples), la révolte gronde dans les pays arabes avec le risque encore plus grand de voir des dictatures infréquentables mais pas trop dérangeantes remplacées par des fanatiques théocratiques. Le 21ème siècle montre les dents et ne veux pas se montrer en retrait par rapport à ses prédécesseurs… Faut-il donc imaginer le pire ? La fin de tout ? L’Armageddon ? Absolument pas ! Après les soubresauts et les secousses d’ajustement, bien qu’elles puissent être brutales, une nouvelle époque d’expansion et de croissance verra le jour. Un peu de patience donc, amis lecteurs : les folles Années Vingt sont devant nous !

 annees-folles.jpg

BONNE ANNE A TOUTES ET A TOUS !

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 20:13

Ou le grand n' importe quoi à la mode grecque

 

 

Zorba_le_grec_photo_1.jpgIl est bien lointain le temps où l’on souriait avec  bienveillance de l’insouciance de Zorba, dont la préoccupation majeure était de danser le sirtaki sur la plage. Tour à tour, à travers son histoire millénaire, la Grèce a été le berceau de la civilisation occidentale, l’enjeu romantique des idéalistes des premières décennies du 19ème siècle, le doux pays des vacances ensoleillées, pour terminer sans gloire comme la tombe (presque) de l’union monétaire européenne…

La crise financière hellénique a troublé et trouble les jours et les nuits de la moitié du monde (c'est-à-dire tous ceux qui ont quelques économies placés en banque), dans une alternance d’espoir et d’inquiétudes… Inter spem curamque, le monde a assisté aux discussions entre banquiers et états, à la recherche d’une solution assez chimérique, telle une faillite en douceur ou autres alchimies bruxelloises.

Toutefois, non content d’avoir obtenu l’effacement de la moitié de sa dette auprès des banques, Monsieur Papandréou a choisi de ne pas se comporter en homme d’état, ni en homme politique astucieux, mais en tricheur professionnel, typologie de personnage qu’on s’attendrait plutôt à retrouver à Las Vegas que dans les coulisses du pouvoir européen.

Que fait-il Monsieur Papandréou, après avoir obtenu le cadeau (certes, intéressé) de ses confrères chefs d’état et de ses créanciers ? Rentre chez lui et décide de soumettre toutes ses bonnes intentions à un referendum populaire. Or, tout le monde sait que l’opinion publique grecque est assez chahutée en ce moment et que les grands élans d’abnégation et sacrifice (qu’ils nous ont fait bien peiner lorsqu’il fallut les traduire, au cours des études classiques de notre jeunesse) risquent de ne pas se reproduire… Si nous voulions faire un jeu de mots facile et banale, nous n’hésiterions pas à affirmer que la réponse populaire à la rigueur demandée par l’Europe serait d’aller se faire voir chez les …

Le rusé Monsieur Papandréou manque ainsi curieusement de courage : face à l’Europe, il est prêt à dire : « ce n’est pas moi qui refuse les reformes, mais le peuple souverain ». Face à la Grèce, il se cache en affirmant « je ne vous imposerai pas les sacrifices nécessaires, choisissez vous-même, moi, j’e prends acte ». On pourrait espérer mieux de la part d’un chef d’état, même l’inénarrable Monsieur Berlusconi gagne à la comparaison…

Pourtant, force est de reconnaitre que Monsieur Papandréou dispose d’un précèdent historique issu d’un pays que nous chérissons particulièrement. Précèdent qui, nous ressentons l’obligation de le préciser, fut plutôt dicté par une certaine ingénuité que celui du premier ministre grecque, qui ne puise sa motivation que dans la roublardise, mais avec les mêmes effets catastrophiques.

En 1938, à Munich, la France et l’Angleterre crurent sauver la paix en Europe, en laissant l’Allemagne nazie avaler la Tchécoslovaquie.  Rentrant à Londres, le premier ministre britannique, Neville Chamberlain, leva en haut le texte de l’accord, en affirmant confiant : « Je vous apporte la paix ».

Seul, oublié dans son coin depuis la défaite navale des Dardanelles, l’ancien Premier Lord de la mer, Winston Churchill, grommela : « Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre ». Monsieur Papandréou a choisi le déshonneur, il devra subir bientôt la rigueur, encore plus dure que celle redoutée.

 

Nous sommes aujourd’hui le 2 novembre, jour de célébration des défunts… Pourvu que l’année prochaine, à la même date, l’Euro ne fasse pas partie des chers disparus.

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 18:43

Mœurs de la vie politique

Nous ne savons pas quel est le degré d'intérêt que les Français peuvent porter sur le navrant spectacle des primaires socialistes. Pas très confiants dans la possibilité de se maintenir lors du véritable deuxième tour de 2012 (spectre du 21 avril, es-tu là ?), les membres du PS ont décidé d'organiser un semblant de kermesse scolaire pour faire "comme si". Faisons comme si on était au deuxième tour de la présidentielle. Faisons comme si le gagnant était élu président. Faisons comme si nos vaines gesticulations intéressaient vraiment en dehors de la rue de Solferino...
Spectacle désolant, où l'on observe les candidats se dénigrer entre eux, se traitant mutuellement d'incapables à assumer la magistrature suprême. Quel crédit les électeurs pourraient-ils porter à un candidat de la gauche en 2012, déjà mis en pièce par les jalousies et les mesquineries de son propre camp quelques mois auparavant ?

Dans le jardin zoologique en folie qu'est devenu le Parti Socialiste, brille l'étoile de la Présidente de la Région Poitou-Charentes. L’affirmation qui va suivre, concernant une dame,  peut apparaître dure et extrême pour tout conservateur doublé d'un gentleman, mais nous n'aimons vraiment rien de Madame Royal : ni son ton, ni ses opinions, ni ses attitudes. La seule vision de son image, même pas écran de télévision interposé, nous provoque un sens d'irrépressible agacement...

Déjà, nous entendons la voix des éventuels lecteurs socialistes (ou, tout au moins, de gauche) de ce blog (s'ils en existent) se lever dans un chœur d'indignation, convaincus que notre attaque contre Ségolène Royal est nourri par une sourde haine politique. Et bien, ils se trompent !

Nous reconnaissons ici notre souhait de voir la Droite gagner en 2012, mais nous avons aussi soutenu, dans l'ère A. D. (avant Diallo) la candidature de Dominique Strauss Kahn comme seul candidat crédible face à Nicolas Sarkozy. Nous n'attaquons pas Mme Royal sur le terrain de la politique, mais sur celui, bien plus essentiel, du style, et dans le cas spécifique, nous dirions presque sur celui de la bonne éducation.

Seul Hibernatus pourrait ignorer que Mme Royal a partagé la vie de François Hollande. Puisque deux unions sur trois se terminent sur une séparation, le fait que ces deux personnages mènent aujourd'hui une vie autonome n’a rien d’étonnant ni d’anormal. Qu'ils concurrent pour la même place est en revanche plutôt singulier et peut rendre la chose amusante (Feydeau ne nous quitte pas)... Entendre les affirmations de Mme Royal, hélas, nous laisse apercevoir des abimes où le ridicule tutoie l’inconséquence.

Citons le désormais célèbre article du Figaro : (http://www.lefigaro.fr/politique/2011/09/07/01002-20110907ARTFIG00641-royal-ereinte-hollande-et-aubry.php) : "Le point faible de François Hollande, c'est l'inaction"... "est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu'il aurait réalisée en trente ans de vie politique ? Une seule ?" Critique peut être légitime si prononcée par un adversaire politique, mais dans la bouche d'une ancienne compagne, cela nous laisse quelque peu perplexes... Nous avons l'impression d'assister à une dispute débraillée entre époux vulgaires, sous l'œil complaisant et obscène des caméras d'une quelconque émission de télé-réalité.
Certes, il n’est pas aisé trouver des trophées politiques pour orner le cursus honorum de François Hollande, mais que faisait-elle l’amoureuse compagne Ségolène à l’époque, pour conforter la position de son Premier Secrétaire de mari ? Le silence sur les déboires du passé et une généreuse bienveillance devraient être la règle entre époux séparés de bon aloi… En se laissant aller à des telles déclarations, Mme Royal n'a pas gagné les primaires, mais a sans doute perdu l'honneur.

La politique est une arène qui n'exclut aucun coup... Nous attendons donc avec un plaisir voyeuriste et coupable la prochaine interview de Mme Royal pour connaitre des révélations sur les habitudes alimentaires de Mr Hollande et sur ses faiblesses intimes d'époux....

 

 

SR.jpg

 

 

Nous voyons ici Mme Royal dans sa posture préférée : donneuse de leçons de moral, imbue d'une mission quasi-divine qu'elle est bien la seule à connaître.

Source : Google Images

 

 

 

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