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Mardi 11 juin 2013 2 11 /06 /Juin /2013 23:14

Si la plupart des commentateurs ont voulu retrouver dans « La Grande Bellezza » des traces de la fellinienne « Dolce Vita », nous penchons plutôt pour « La Terrazza » de Ettore Scola. Autant le film de Federico Fellini fait continuellement l’aller-retour entre le monde futile et faussement brillant de Via Veneto et des horribles banlieues déshéritées (les « borgate » chères à Pasolini), autant les personnages de « La Terrazza » ne sortent jamais de leur microcosme haut-bourgeois, mais malgré cela ne sont pas inconscients de la marginalité de leur vie. Marginalité tout assumée, voir vantée avec orgueil, car quel plus subtil plaisir que de se savoir témoins lucides d’un monde qui disparait en faisant semblant de vivre à l’infini ?

La grande bellezza poster film sorrentino-cannesRares sont les films ou les livres qui ont su si efficacement traduire l’âme de Rome. Rome, suprême enjeux de luttes et de conquête depuis l’Antiquité jusqu’à l’aube de l’Ere Moderne, habituée à être envahie, occupée par des dizaines d’armées étrangères, et toutefois toujours capables de les phagocyter, de les « romaniser » au cœur de ses rituels lents et de sa langueur méditerranéenne. Rome, dont le souvenir d’un empire immense dispense de toute velléité de prouver sa valeur dans le monde contemporain, sure de son passée et de sa supériorité, telle une grande dame aristocratique regardant avec indifférence et un brin de mépris de bon aloi les gesticulations d’une foule de jeunes roturières assoiffées de réussite sociale. Rome qui, ayant appris il ya deux-mille ans le principe de « Graecia capta coepit ferum victorem », exténue et suffoque dans ses bras tout conquérant venu d’ailleurs.

« La Grande Bellezza », un film peut être un peu trop long, mais l’étirement des jours dans une langueur indolente n’est pas depuis toujours le caractère premier de l’éternité, et donc quel meilleur hommage pour la ville qui se veut justement éternelle ?

Par Un conservateur éclairé - Publié dans : Le Conservateur va au cinéma
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Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 21:18

La fin de la liberté de parole (et d’opinion) est-elle pour demain ?

La récente histoire du « mur des cons » (et, avec un esprit proche de l’école primaire, nous aimerions rétorquer à ces austères magistrats : « qui l’écrit, l’est … ») vient illustrer d’une façon éclairante (et inquiétante) la dangereuse dérive vers une pensée unique de plus en plus totalitaire et intégriste. Une pensée avec une coloration politique bien précise, qui s’arroge le droit de distribuer des bons et des mauvais points en termes de moralité et d’acceptabilité de l’opinion, agissant avec une bonne dose de manichéisme effréné.

Et pourtant, tout ce qui fait partie des institutions publiques ou des organisations privées, se sent obligé et se fait une vertu de se transformer en chantre de la diversité et du multiculturalisme, apôtre du pluralisme et de la liberté de parole. Mais de quelle parole s’agit-il, aux faits ? De n’importe quelle parole, en hommage aux véritables principes démocratiques qui garantissent la liberté d’opinion, où à une parole « juste » par rapport à d’autres paroles « fausses » ? Ainsi, en détournant la célèbre phrase de George Orwell : « Toutes les paroles sont égales, mais certaines sont-elles plus égales que les autres ? ». Nous vivons toujours dans une société où les libertés d’opinion et de parole sont garanties ou nous nous approchons sournoisement du régime de  la « bonne » opinion et de la « bonne » parole ?

Toutes ces interrogations nous conduisent à observer le rôle grandissant du clivage idéologique dans la vie publique française (et non seulement), qui à plus de 45 ans de distance est encore affectée par le fait de préférer d’ « avoir tort avec Sartre que raison avec Aron ». D’où vient cette chimère qui veut que seule la pensée de gauche soit dépositaire de la verité ?

 

Une certaine idée de la gauche qui vient de loin

PRAVDA.jpgLe germe de cette séparation entre « pensée orthodoxe » et « pensée hérétique » vient de loin. L’Europe continentale de 1945, au sortir de la guerre, va connaitre non seulement le partage par le rideau de fer, mais aussi un partage plus subtil et néfaste au niveau des consciences. La vieille classe dirigeante bourgeoise et libérale se voit discréditée,  du fait de n’avoir pas su s’opposer avec succès à la montée en puissance du nazisme. L’Union Soviétique et le communisme jouissent d’un prestige hors pair auprès des classes populaires, qui rêvent d’importer le grand soir révolutionnaire à Paris et Rome. Mais les accords de Yalta, bien que critiquables pour avoir livré la Mitteleuropa en pâture à la dictature staliniste, préservent l’Europe occidentale. Quelle est alors la stratégie de nos marxistes nationaux ? Si on ne peut pas s’emparer de l’état et des moyens de production, emparons-nous alors de la sphère intellectuelle, dominons la culture, l’école, les universités, élevons une génération qui nous portera au pouvoir à travers les élections dans dix, vingt, trente ans… L’assaut culturel est donc conduit brillamment, favorisé aussi par le manque de toute alternative philosophique dans l’autre camp : dans un monde balayé par la guerre, où le mot « Droite » est utilisé fallacieusement comme synonyme de « fascisme », où la déchristianisation se met en route, le solide corpus idéologique de la gauche agit comme un aimant sur le milieu intellectuel. Les pays où ce phénomène est particulièrement visible sont la France et l’Italie, là où sans surprise le Parti Communiste de stricte obéissance stalinienne atteint ou dépasse 30 % de l’électorat. Pendant plusieurs décennies, les intellectuels de gauche, se réclamant plus ou moins ouvertement au communisme, dictent leur pensée unique. Un cas emblématique sera la maison d’édition italienne Einaudi (fondée dans les années Trente par le fils de l’économiste libéral et futur président de la république, Luigi Einaudi). Au delà d’un remarquable travail éditoriale qui fera découvrir au public des grands écrivains internationaux, les responsables de cette maison exercent un contrôle impitoyable sur ce qui, à leurs yeux, est « bien » ou « mal » : les auteurs et les livres en odeur d’hérésie politique (c'est-à-dire pas élogieux du marxisme-léninisme et ne prônant pas l’avenir radieux des peuples socialistes…) sont inévitablement voués aux gémonies et considérés inacceptables : tel sera le cas de Boris Pasternak ou de Tomasi di Lampedusa, coupables de ne pas se plier dans leurs écrits à la glorification de la révolution populaire ou du matérialisme soviétique. Certes, la fin du stalinisme et la transformation de l’URSS amèneront à des changements de route, mais le prisme idéologique faisant ressortir une certaine primauté culturelle et intellectuelle de la pensée de gauche comme unique forme intellectuelle moralement valable était destiné à perdurer jusqu’à nos jours, avec les dégâts et l’arrogance médiatique qu’on voit encore. L’arrogance auto-entretenue d’une certaine gauche qui se sent dépositaire de la vérité absolue, qui n’hésite pas à dénigrer l’adversaire (en le traitant de con !), à résoudre (ou ensevelir) chaque contestation en se drapant dans sa supposée supériorité morale, tel un inquisiteur de la Contre- Réforme au procès de Galilée. Il faudra attendre les années Quatre-Vingt et l’arrivée de Margaret Thatcher, la chute du mur de Berlin et la fin du monde soviétique pour que la gauche européenne choisisse définitivement et majoritairement la social-démocratie. Toutefois, si la mue s’est faite notamment en acceptant les principes de l’économie de marché et de la démocratie parlementaire, le vieil orgueil de détenteurs d’une vérité unique suprême demeure intacte et irréductible.

La dérive vers un système totalitaire de pensée unique se traduit aussi, juridiquement, dans la mise en place de toute une série de lois interdisant telle ou telle opinion, en réduisant au rôle de crime tout révisionnisme historique, avec le résultat que certaines pensées, devenues inexprimables et clandestines, finissent par alimenter tout une série de réseaux souterrains, chatouiller les imaginations le plus ingénues et faibles, et générer des drames et de l’intolérance, alors que l’acceptation de leur exposition, sans contraintes, aurait permis, via la libre confrontation, le désarmement des théories le plus absurdes. Hélas, comme nous l’a appris Stefan Zweig : « Là ou s’exprime le parti, la vérité parle rarement ».

 

Diversité de façade et triomphe du marketing de masse

Une attitude assez schizophrène donc, que celle adoptée actuellement par la plupart des sociétés occidentales. D’un coté, nous voyons les multiples appels à la valorisation des diversités et du multiculturalisme, ce qui est sans doute un bien, si il s’agit de valoriser les apports exogènes afin d’améliorer une situation existante, mais un mal si ne fait que créer une juxtaposition de communautarismes et sectarismes. De l’autre coté ; voici l’émergence d’une pensée qui se veut « correcte », « vraie » et donc unique, car point de salut en dehors d’elle ! Ce mécanisme d’exclusion des idées dissidentes (on serait tentée de dire « celle-ci est la meilleure des opinions possibles »), jugées fausses, inacceptables, « nauséabondes » (pour reprendre un terme à la mode utilisé par des commentateurs dont le vocabulaire crie misère…) trouve son origine historique dans l’abandon de la sphère culturelle à l’hégémonie marxiste (ou néo-marxiste), tel que nous l’avons illustré ci-dessus. Mais, comme toute construction intellectuelle basée sur un postulat bancal, même la supposée et très douteuse supériorité morale de la gauche finit par trébucher, et cela arrive aujourd’hui avec cette affaire de « mur des cons ». Regardez comme l’utilisation de l’expression grossière que nos mères nous interdisaient de prononcer est traitée de façon ambigüe par les penseurs et commentateurs de gauche : si elle se trouve dans la bouche d’un président (de droite) de la république, lâchée sur le vif au cours d’une altercation (« casse-toi… »), cela suffit à déchainer les passions et les critiques véhéments des censeurs offusqués par tant de vulgarité. En revanche, si elle apparait dans un contexte de gauche (donc dans le camp de la verité et de la justice !), de plus, préméditée à l’avance (telle la une d’un certain quotidien ou l’affichage syndicale) elle est acceptable, traitée comme un trait d’esprit ou un cri sacré d’indignation populaire.

 

Voici le message que les artisans de la pensée unique veulent donc faire passer : « Soyez différents, soyez multiculturels, brave gens, mais obéissez aux principes de la Vraie, Unique et Juste Pensée, qui vous dit ce qui est bien et ce qui est mal ! ». Tout ça nous rappelle la célèbre phrase attribuée à Henry Ford (qui n’était pas connu pour être un homme de gauche) : « Vous pouvez choisir le modèle de voiture et la couleur que vous préférez, tant que c’est un modèle « T » de couleur noire ».

 

Crédit images : Google

 




 

 

 

 

 

Par Un conservateur éclairé
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Mardi 9 avril 2013 2 09 /04 /Avr /2013 21:38

Nous, conservateurs, margaret-thatcher.jpgsaluons pour la dernière fois celle qui, au Royaume-Uni comme ailleurs, enclencha la révolution libérale qui mis fin aux divagations gauchisantes qui avaient circulé tout au long des années 70 (et parfois ensanglanté des pays, comme l’Italie…). Nous n’entrerons pas dans l’analyse de sa politique, dont tout le monde veut s’approprier maintenant, à l’exception de quelques énergumènes d’extrême gauche qui n’ont rien trouvé de mieux à faire que s’adonner à des beuveries faussement jubilatoire (comme nous l’enseigne La Fontaine, alors que le Lion est mourant, même l’âne trouve le courage de le piétiner), nous célébrons ici une femme de courage et de conviction. Certes, la politique est l’art du possible, mais Margaret Thatcher apporta un supplément de grandeur à son action : elle croyait en ce qu’elle faisait, en étant dans cela la digne héritière de ces conquérants qui firent que, avec la Bible et le vapeur, de l’Angleterre le maître du monde. Comme souvent est le cas, sa certitude morale fut interprétée comme de l’arrogance impitoyable (songez donc au sobriquet « TINA », pour « There Is No Alternative »). Comme tous les Grands, la multitude de mesquins et des moralement petits se gaussa de sa chûte, en oubliant que seuls ceux qui ont atteint les sommets peuvent chûter, les autres ne font que trébucher… Maintenant, Margaret Thatcher entre dans l’Histoire, avec les Grands de son pays.

 

Good bye Lady Margaret, God bless you !

 

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Par Un conservateur éclairé
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Lundi 1 avril 2013 1 01 /04 /Avr /2013 18:22

Agglutinés tels des monstrueuses abeilles métalliques sur une ruche, des milliers de cadenas de toute forme et couleur défigurent le Pont des Arts.

L’infâme coutume fait fureur auprès des freluquets et midinettes de tout âge et pays, convaincus qu’un acte de modeste vandalisme puisse les préserver de l’usure des sentiments.

La pauvre passerelle, victime des furies amoureuses, ploie sous un tel poids et ses parapets sont cassés en plusieurs points.

Que cela soit clair, nous n’avons rien contre le romantisme, mais quand celui-ci revêt les piteux habits de la mièvrerie (quelqu’un dirait même « cucul la praline… ») susceptible de dégrader un monument historique,  il est urgent d’extirper la pernicieuse habitude.

Que fait donc la Mairie de Paris ?

pont-des-arts.jpg

Par Un conservateur éclairé - Publié dans : Boulevard des inepties
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Dimanche 24 mars 2013 7 24 /03 /Mars /2013 19:28

Ebauche d’un manifeste institutionnel

 

Tout d’abord, sans crainte ni complexe aucuns, nous affirmons notre préférence pour la monarchie constitutionnelle comme forme institutionnelle de l’état. Une fois clarifié cet aspect essentiel, nous allons démontrer comme une telle option institutionnelle ne soit pas fondée sur une idéalisation de la couronne mais sur un raisonnement historique et politique.

 couronne-louis-XV-Antoine-Louvre.jpg

1 – Dans la conscience actuelle, notamment en France, le terme de « monarchie » est assez méconnu et assimilé automatiquement et de façon erronée à « pouvoir arbitraire ».Certes, l’Ancien Régime ne fut pas un régime parlementaire à l’anglaise et l’Empire (à part la brève parenthèse d’Empire « libéral » qui précéda le désastre de 1870) assez autoritaire ; la seule parenthèse de véritable monarchie constitutionnelle connue en France fut le règne de Louis Philippe (1830 – 1848), qui d’ailleurs régna comme « Roi des Français » et non « Roi de France » et fut surnommé le « Roi bourgeois ». Toutefois, il serait réducteur et fondamentalement faux de considérer les rois de France agissant comme des satrapes orientaux tout-puissants. La monarchie féodale se fondait sur l’allégeance et le soutien de l’aristocratie au souverain, le pouvoir était ainsi  issu de la synthèse et de la médiation. Ensuite, la féodalité  évoluera de façon différente : en Angleterre le parlementarisme prendra naissance d’abord grâce à la Magna Carta, puis par les reformes du 17ème siècle. En France, en revanche,  l’état comme va se configurer  dans la forme de l’Absolutisme. Mais l’Absolutisme doit être compris dans sa contingence historique : le déclin des Valois et l’arrivée au pouvoir des Bourbons sont marqués par les guerres de religion et surtout les tentatives de rébellion de l’aristocratie contre le pouvoir royal (il suffira de penser à la Ligue Catholique des Guise et à la Fronde). Ainsi, suite à la défaite des aristocrates félons, grâce à l’œuvre de Mazarin, Louis XIV jette les bases d’un état moderne, un état centralisé, souverain et supérieur aux pouvoirs particuliers. Tel est le sens de la phrase : « l’Etat c’est moi », affirmation de la centralité de l’état et de son apparat, personnifié par le roi. Evidemment, cette affirmation sortie de son contexte historique (art dans lequel excellent les propagandistes de toute foi) engendre la confusion et permet le dénigrement de la monarchie : dans l’esprit des français la figure du roi demeure une sorte de tyran moyenâgeux muni de couronne et tout-puissant, plus proche de la reine des cartes d’Alice au pays des merveilles que d’un monarque moderne. Retenons donc comme coupables de ces raccourcis simplistes l’ignorance historique diffuse et le provincialisme hexagonal (deux des grands maux qui nous affligent), entretenus sans doute par l’héritage encore persistant de l’endoctrinement massif républicain des instituteurs de Jules Ferry.


2) Corollaire de la proposition précédente : lorsque nous affirmons notre opinion monarchiste, l’interlocuteur étonné (et sottement goguenard) nous demande alors si nous souhaitons vivre comme esclave d’un maitre. Nous répondons invariablement en demandant si les citoyens britanniques (ou belges, suédois, espagnols, néerlandais, danois, norvégiens ou luxembourgeois) ont l’air de vivre en misérable servitude… Inévitable sursaut de l’interlocuteur républicain : « Ce sont des pays modernes, pas des vraies monarchies ! ». Voici confirmée la première proposition : en France monarchie est hélas synonyme de tyrannie.

3) La monarchie et la présence d’un souverain incarnent et garantissent la stabilité d’un pays. En Espagne, Juan-Carlos sut défendre efficacement la constitution démocratique et faire avorter le coup d’état militaire néofranquiste du colonel Tejero en 1981. Au Royaume-Uni la dynastie Windsor incarne admirablement l’unité et la cohésion du pays (http://unregardunpeuconservateur.over-blog.com/article-happy-and-glorious-106393617.html).
Dans les pays privés de monarchie, cette absence se fait remarquer. Prenons l’exemple de l’Italie : depuis quelques semaines le résultat des élections législatives a consigné le pays à une période d’instabilité politique, faute d’avoir permis la formation d’une majorité stable au parlement. Naturellement, tous les regards (et les espoirs) se tournent vers le garant suprême de la nation, le président de la république, l’excellent Giorgio Napolitano. Toutefois, le mandat de celui-ci expire le 15 mai et son successeur devra être élu par le parlement (ce même parlement qui a des allures de « chambre introuvable »). Certains commentateurs et hommes politiques pour qui la monarchie n’est qu’une poussiéreuse relique muséale ont avancé la suggestion de réélire Monsieur Napolitano ou de prolonger son mandat de deux ans… Ainsi, si le chef de l’Etat était une figure stable, au dessus de la lutte politique, non soumise à un vote, la situation ne serait-elle pas améliorée ? Le pays ne bénéficierait pas d’un point de référence fixe ?

 

Enfin, tournons notre regard vers une monarchie que tout le monde connait, bien que presque tout le monde ignore qu’il en soit une : le Vatican. La très grande médiatisation du conclave et l’enthousiasme pour l’élection de François ne traduisent-ils pas ce désir de voir des « étoiles fixes » briller dans le ciel institutionnel ?


Ce serait une erreur de considérer la monarchie comme une institution vouée à la disparition et à l’oubli, l’histoire millénaire de l’Europe nous a habitué à bien d’autres soubresauts.

 

Crédit images : Google

 

Cet article trouve son inspiration dans un article (La France, à jamais bonapartiste ?) paru sur "Le Paradigme de l'Elégance", blog ami que nous recommandons (http://leparadigmedelelegance.wordpress.com/)

Par Un conservateur éclairé
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  • Diplômé en Sciences Politiques, banquier de profession et historien par passion. Politiquement conservateur mais trop libre d'esprit pour être un homme de parti.

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